Les 5 raisons qui nous ont poussé à partir en Nouvelle Zélande

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Chemin de Stevenson – Cévennes : mai 2016
« L’essentiel est de bouger ; d’éprouver d’un peu plus près les nécessités et les aléas de la vie, de quitter le lit douillet de la civilisation, et de sentir sous ses pieds le granit terrestre avec, par endroits, le coupant du silex. »
 
R. L. Stevenson – extrait de Voyage avec un âne dans les Cévennes

Nous sommes un jeune couple qui approche de la trentaine. Bien installés dans notre vie à Lyon avec un job qui nous plaît, un superbe appart et des amis proches. La vie rêvée selon le standard français. Et pourtant, nous partons vivre en Nouvelle Zélande : « Pourquoi ? » me direz vous.

Pourquoi changer de vie ?

Sortir de sa zone de confort.

Mais au fait, qu’est ce qu’on entend habituellement par « vie de rêve » ?

  • décrocher le sacro-saint-graal CDI après les études,
  • avoir un boulot passionnant,
  • continuer à sortir le soir,
  • se marier,
  • avoir une maison / un labrador / des enfants

Satisfait ? Aujourd’hui, nous sommes dans un monde en mouvance constante, qui évolue rapidement. Malgré cela, il est possible de se retrouver enfermé dans un schéma plus vite qu’un claquement de doigt.  Qui n’a jamais rêvé d’avoir une autre vie ? Laisser tout derrière soi et recommencer ailleurs ?

La première raison de notre départ est donc sortir de notre zone de confort. Eviter de passer par un chemin tout tracé. Construire un but de chemin en allant « voir ailleurs si l’herbe est plus verte ». Avoir un point de comparaison, un point de vue différent.

Partir à deux c’est mieux

Je ne suis pas la première à avoir rêvé de partir à l’étranger pour y faire un petit bout de ma vie. Mais j’avoue ne jamais avoir eu le cran de réaliser les démarches (bien que les occasions n’aient pas manqué). Aujourd’hui, j’y suis, et je dois avouer que c’est à la fois effrayant et excitant. Nous sommes deux et cela me donne plus de courage et de sérénité dans le fait de partir à l’opposé du globe terrestre.

La nouvelle Zélande à la recherche de compétences

Tous les ans, le site de l’immigration de la nouvelle Zélande met à jour une liste de compétences recherchées pour le developpement du pays. L’acces a certains visa est grandement facilité pour les personnes travaillant dans les domaines figurant dans cette liste. Nous sommes tous les deux sur cette liste de compétences recherchées ce qui nous donne un atout pour obtenir des visas, et du travail sur place.

La qualité de vie

La qualité de vie est un élément  que nous recherchons. La Nouvelle Zélande semble avoir une qualité de vie enviable à nos pays européens. Les paysages à la seigneur des anneaux (oui car ça compte un petit peu quand même) et les multiples Great Walks font de ce pays un oasis d’activités d’exterieur.

Actuellement, nous vivons à Lyon, ville polluée par l’air et le bruit. Nous avons 1h de trajet dans le traffic deux fois par jour pour aller travailler. Nous aspirons a connaître une autre qualité de vie.

 

Les conditions sont réunies

  • Bien parler anglais : On se débrouille pas mal en anglais et c’est vrai que parler la langue du pays dans lequel on va a quelques avantages certains.
  • Avoir de la Money Money : on a refléchi notre projet et pensé à mettre de l’argent de côté (car on travaille, ce qui n’aurait pas pu être le cas lorsque l’on était étudiants).
  • La jeunesse éternelle : on a moins de 30 ans, ce qui nous donne accès au fameux VVT visa vacances travail ( ou WHV Working Holiday Visa pour les anglophones).
  • La météo du marché de l’emploi : En Nouvelle Zélande comme en France, le marché de l’emploi se porte bien pour nos activités, ce qui nous permettra de revenir en France chercher un travail si l’envie ou le besoin s’en fait sentir. Nous ne sommes pas bloqués.

Quelques difficultés pointent à l’horizon

  • Recherche d’emploi à distance : La difficulté de rechercher un emploi depuis l’autre bout du monde
  • Les démarches d’expatriation : rester rattachés au système français, ou pas, quelle assurance contracter, le permis international, changer de banque en France trouver une banque à l’étranger, anticiper la nouvelle carte sim sur place, trouver où se loger et autres…
  • Le trou dans la couche d’ozone : moi qui suis hyper sensible au soleil, j’hésite à inventer un gel douche de protection solaire protection 48h… ou quelque chose dans le genre… Je pense également me faire greffer un chapeau sur le scalp 😉 IL existe tant de solutions pour une seule problématique !
  • Le coût de la vie : il semblerait que vivre sur une île soit un tantinet coûteux. C’est ce que nous allons voir, ce sera l’occasion de revoir nos modes de consommation !
  • L’éloignement de la famille et des amis : plus le temps passe, plus le départ se rapproche et plus je ressens l’appréhension de l’éloignement d’avec mes proches. « Heureusement il y a Skype » me direz vous. ET puis, je ne pars pas seule. Mais quand même, je suis toute pleine d’aphrésenion.

 

Partir la fleur au fusil : 

Nous voici, à un mois et demi du départ. avec un visa, un billet aller simple et… rien d’autre ! Oui, nous partons sans avoir de plan particulier. Notre CV est affûté. Employeurs, tenez-vous prêts !

Une volonté, rien à voir avec la chance

Depuis quand j’en parle, on me dit que j’ai de la chance. C’est faux. Les conditions sont idéales, c’est vrai. Pas de prêt, pas d’enfant, la santé… Mais peu à notre place auraient fait le pas. On se bouge pour y aller.

On s’éloigne de nos amis, de notre famille… On quitte un appart génial, un job qui nous plaît mais dans lequel soit on voit que l’équilibre vie personnelle/ vie professionnelle et investissement personnel est menacé soit que  l’on a un risque de s’embourber dans une routine sans possibilité réelle d’évolution. A moins de se bouger.

On bouge : on sort de notre zone de confort. On prend un risque, le risque de perdre ce que l’on a aujourd’hui pour ne rien regretter et avoir un point de comparaison. On aura vu et vécu autre chose.

Ce sera une belle expérience. Et je vais vous la partager.

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